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LES TREMBLEMENTS DE TERRE AU CHILI

Le Chili est considéré comme l'un des pays les plus sismiques au monde, une réalité déterminée par sa situation dans la ceinture de feu du Pacifique et la convergence constante de la plaque de Nazca qui s'enfonce sous la plaque sud-américaine

Les tremblements de terre au Chili

Le séisme de 1960

Le séisme de 2010


HISTOIRE ET CARACTÉRISTIQUES

Plaque NazcaLe Chili se trouve sur la fameuse plaque de Nazca et fait partie des pays les plus touchés par les tremblements de terre.
Depuis l'époque préhispanique, les peuples autochtones ont tissé un réseau complexe d'interprétations symboliques et religieuses des tremblements de terre. Pour la culture mapuche , par exemple, les séismes étaient perçus comme les manifestations d'un déséquilibre cosmique qu'il fallait rétablir par des offrandes et des rites propitiatoires aux dieux et aux esprits des ancêtres. Parallèlement, la tradition catholique attribuait les tremblements de terre à la volonté divine ou à un châtiment, suscitant une vague de ferveur religieuse au sein d'une grande partie de la population.

Au fil du temps, les séismes sont devenus partie intégrante de l'identité collective des Chiliens, transmis de génération en génération par la tradition orale.

On enregistre plusieurs centaines de secousses légères chaque année, et moins de dix séismes significatifs par an. L'histoire et les statistiques nous apprennent qu'un tremblement de terre destructeur frappe le Chili tous les 25 ans; Il ni y a pas de zones géographiques épargnées, mais certaines moins exposées.
Du nord au sud, ce sont celles d’Antofagasta, de San Fernando, Temuco et Punta Arenas. Le tremblement de terre le plus lourd en pertes humaines fut celui de Chillan en 1939 (30 000 morts).

Subduction plaque de NazcaApres une longue période de gestation, la plaque de Nazca se retrouve submergée par la plaque sudaméricaine, que l'on nomme scientifiquement 'subduction'. Cela se passe en 1575, avec un séisme trés puissant qui touche le sud du Chili.

Commence alors une période de friction entre ces deux plaques qui se déplacent de 8cm par an.

Les grands tremblements de terre de 1737 et 1837, qui sont comparables a celui de 2010, ne suffisent pas a libérer toutes l'énergie accumulée durant les frictions.

Le 22 mai 1960, la zone de friction décroche et libere une énergie accumulée depuis 385ans qui déclenche un séisme de 9.5 sur l'échelle de Richter. Le choc qui se situe dans les fonds marins, causera aussi un tsunami.

Zone de frictionSitué au-dessus d'une des zones de subduction les plus sismiques du globe (en moyenne un séisme de magnitude 8 tous les 10 ans), le Chili est un laboratoire naturel unique offrant un accès direct sur la zone sismogène.

Elle résulte de la convergence rapide, plus de 8 cm/an, de la plaque Nazca, et de sa subduction sous la bordure ouest du continent sud-américain, provoquant une déformation rapide marquée par la formation des Andes.

Le risque sismique au Chili est associé à trois types de séismes:

Presque toutes les villes de la côte ont été touchées par un grand séisme au cours du siècle dernier.

Le Chili a une longue histoire de tsunamis associée à ces séismes, attestée depuis le XVIe siècle et par d'anciennes légendes indiennes. La prise en compte du risque associé aux tsunamis est critique pour des installations portuaires comme Coquimbo, Valparaiso, Antofagasta, Iquique et Arica.
En dehors des tsunamis générés lors des séismes de subduction localisés entre la fosse océanique et la côte, comme Valdivia (1960) ou Arequipa (2001), le risque associé à des séismes superficiels anormalement lents et de moindre magnitude est réel. Leur détection sismologique en temps réel doit être intégrée dans les systèmes d'alerte.

Selon la société américaine EQECAT, spécialisée dans la modélisation du risque, le fait que le Chili ait mis en place à grande échelle des normes de construction antisismiques a diminué le potentiel de destruction". Il apparaît que les dommages entraînés par le tremblement de terre de 2010 au Chili soient bien moindre que dans d'autres pays qui ont subit des séisme moins puissant, est sans doute dû à l'état de préparation du pays, à de meilleures normes de construction, mais parfois aussi à la localisation et profondeur de l'épicentre. Si un bâtiment s'écroule au cours d'un tremblement de terre, c'est soit parce qu'il a été sévèrement secoué soit parce qu'il a été mal construit. 

Les grands tremblements de terre au Chili.